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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

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(Copyright : PRO SENECTUTE SUISSE)

Séniors, comment rester au top dans sa tête?

Il existe quelques astuces pour préserver sa santé psychique aussi longtemps que possible, par exemple, en restant actif.

Tout le monde rêve de rester en bonne santé le plus longtemps possible. Nous connaissons tous la recette idéale pour se maintenir en forme physiquement. Dans les grandes lignes, il faut opter pour une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière, limiter sa consommation d’alcool, renoncer au tabac et avoir un sommeil sain qui correspond à nos besoins.

Par contre, la recette pour préserver sa santé psychique est moins bien connue. Pourtant, lorsque tout ne tourne plus rond dans sa tête, l’état de santé peut rapidement décliner. Une dépression, une maladie psychique comme Alzheimer ou une démence peuvent mener petit à petit la personne vers la vulnérabilité et la dépendance.

Rester actif

«Globalement, il faut prendre soin de soi tout au long de sa vie. C’est important de pouvoir faire des pauses, de prendre du recul et de savoir se déconnecter régulièrement», conseille le Dr Stéphane Saillant, médecin-chef du Département de psychiatrie générale et liaison au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie.

Le temps file. L’âge avance. Tout un chacun arrive un jour à l’étape de la retraite. Une étape attendue pour certains et redoutée par d’autres… «C’est un moment important où il faut trouver ses marques et s’organiser. L’essentiel est de rester actif et de ne pas s’isoler. Cela contribue à maintenir sa santé psychique. J’invite tout le monde à trouver des activités qui lui plaisent et qui lui font du bien. Peu importe quoi…», recommande Yann Tornare, directeur de Pro Senectute Valais.

Se créer un programme personnalisé

Il faut dire que les possibilités ne manquent pas. Pratiquer un sport. Rejoindre un club. Rencontrer des amis. Aller au cinéma, au théâtre. Visiter une exposition. S’engager en politique. Faire du bénévolat. Garder ses petits-enfants. Faire des voyages. Apprendre une langue étrangère. Se former aux nouvelles technologies… Chaque personne peut se créer un programme personnalisé pour s’épanouir.

"Je conseille aux séniors de profiter de la vie autant que possible." YANN TORNARE, DIRECTEUR DE PRO SENECTUTE VALAIS

«Je conseille aux séniors de profiter de la vie autant que possible», continue Yann Tornare. Pro Senectute Valais propose d’ailleurs une offre d’activités très variée aux séniors que ce soit en groupe ou de manière individuelle. Cela va du cours d’aquarelle au cours de yoga en passant par des cours pour utiliser sa tablette ou encore des randonnées en groupe.

«J’avoue que je vois souvent des personnes âgées de 60 ans renoncer à certaines activités. Elles ne se sentent plus légitimes ou plus compétentes. Il faut faire tomber ces préjugés. Elles ont, au contraire, acquis une solide expérience, une expertise dans certains domaines. Ce sont des ressources incroyables. La société n’a pas suffisamment recours à ces personnes», observe Yann Tornare en encourageant les séniors à faire valoir leurs compétences.

Un équilibre fragile

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. L’équilibre trouvé reste fragile et peut basculer en un instant. «La personne âgée arrive à une étape de sa vie où elle sera plus souvent confrontée au deuil. Certaines pertes peuvent bouleverser. D’autres fois, c’est un souci de santé qui va venir diminuer l’autonomie de la personne», souligne le Dr Stéphane Saillant, médecin-chef du Département de psychiatrie générale et liaison au Centre Neuchâtelois de Psychiatrie.

«Dans ces moments-là, il devient d’autant plus important de sortir et de rompre la solitude», conseille-t-il. «L’isolement social est un important facteur de vulnérabilité pour une personne âgée. Il va avoir un impact sur la santé psychique et peut générer, par exemple, une dépression», explique le Dr Saillant.

Des situations qui, autrefois, étaient souvent taboues. «Aujourd’hui, on ose davantage parler de ses difficultés, dire que ça va mal. Les médias sensibilisent toujours plus à ces problématiques. Nous encourageons ainsi la population à oser demander de l’aide quand la souffrance est trop importante», termine le Dr Saillant.

Source: Le Nouvelliste