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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

Pourquoi le risque de phlébite augmente en télétravail ?

Covid oblige, nous passons plus de temps à la maison en ce moment, mais surtout plus d’heures assis à une table. Le cardiologue François Carré vous explique pourquoi ce n’est pas vraiment pas l’idéal.

Parce qu’il permet de se lever plus tard ou d’éviter les interruptions extérieures lorsqu’on doit se concentrer sur une tâche, le télétravail a beaucoup d’avantages. Mais il peut aussi poser des problèmes psychologiques… et physiques. Parmi eux : le risque de développer une phlébite, soit la formation d’un caillot de sang dans une veine, qui déclenche douleurs, engourdissements et gonflements, le plus souvent au niveau des jambes. Mais pourquoi, au juste ?

Un problème de circulation

Soyons bien clair : ce n’est pas le télétravail en lui-même qui provoque des phlébites, mais "la position assise, avec les jambes croisées sous le fauteuil", explique le professeur François Carré. Et parce qu’à la maison, on bouge naturellement moins qu’au travail, le risque d’en déclencher augmente mécaniquement : "On sait que les gens sédentaires, et surtout les gens en surpoids parce qu’ils ont une circulation veineuse altérée, font plus de phlébites que les gens actifs."

Un phénomène d’autant plus grave qu’il peut également provoquer une embolie pulmonaire, cette complication de la phlébite qui voit le caillot remonter par la veine via le flux sanguin avant d’atteindre et boucher l’artère pulmonaire. Voire, dans certains heureusement peu fréquents selon l’expert "ce qu’on appelle une e-embolie pulmonaire, causée par le temps passé assis devant l’ordinateur. Mais attention, le risque est le même si vous prenez l’avion ou faites Rennes-Menton en voiture sans jamais descendre."

L’autre problème ? "Les gens qui restent assis trop longtemps souffrent du manque de circulation et donc, au bout d’un moment, d’une diminution de la perfusion cérébrale qui provoque des difficultés à lire ou se concentrer." Une pathologie qui touche la tête et les jambes, en somme.

Comment lutter contre le risque de phlébite ?

En bougeant, tout simplement, puisque lorsque vous êtes en mouvement, les muscles – principalement ceux des mollets et des cuisses – écrasent les veines et font remonter le sang vers le cœur, ce qui améliore la circulation : "Il faut donc se lever toutes les heures ou toutes les heures et demie, marcher deux minutes, faire quelques flexions, aller boire un verre d’eau… Ça devrait devenir une habitude pour tout le monde !"

Et si vous ne voulez vraiment pas vous déplacer, "vous pouvez faire des mouvements réguliers avec les pieds… mais ça ne remplace pas la marche." Bref, il faut circuler, dans tous les sens du terme !

Source: Top santé

Source Image: Freepik