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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

Les phtalates responsables de 100 000 décès prématurés aux USA

Des chercheurs américains ont analysé l'impact des phtalates sur les décès aux Etats-Unis, entre 2001 et 2015. Les résultats sont édifiants.

Une étude réalisée en France, entre 2014 et 2016, alertait déjà sur le fait que la quasi totalité de la population française était exposés à des substances polluantes au quotidien. Dans une récente étude, américaine cette fois, parue dans Environmental Pollution, des chercheurs se sont penchés sur le cas des phtalates (perturbateurs endocriniens) pour estimer le nombre de décès qu'ils engendraient.

Pour rappel, les phtalates sont des composés chimiques qui ont pour but de rendre les matières plus flexibles : dans le plastique notamment. On leur donne aussi le nom de "plastifiant". Ils sont considérés comme perturbateurs endocriniens, avec un impact connu sur la fertilité et responsables de la malformations fœtales durant la grossesse. On sait aussi qu'ils sont responsables de cancers et de maladies cardiovasculaires, ou encore au diabète. Mais combien de morts engendrent-ils concrètement ?

ENVIRON 100 000 MORTS DANS LA TRANCHE 55-64 ANS

En l'occurrence, les chercheurs ont suivi 5303 personnes adultes, entre 2001 et 2010, avec entre autres des prélèvements d'urines pour évaluer leur exposition aux phtalates. Puis les données sur la mortalité ont continué d'être étudiées jusqu'en 2015. Il en ressort que ces substances pourraient avoir causé la mort d'environ 100 000 personnes âgées de 55 à 64 ans aux Etats-Unis sur cette période. Les chercheurs estiment qu'entre 90 761 et 107 283 décès pourraient être imputés à ces perturbateurs endocriniens. La première cause étant un décès des suites d'une pathologie cardiovasculaire.

Les chercheurs de l'université de New York, qui ont réalisé l'étude, ont appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures contre l'utilisation de ces particules extrêmement nocives pour la santé. Ils ont aussi remis ces résultats dans une perspective économique : ce seraient environ 40 milliards de manque de productivité par an qu'engendreraient ces décès prématurés.

En Europe, leur utilisation est réglementée sur divers secteurs. Par exemple, ils ne doivent pas excéder 0,1% de la composition d'un jouet pour enfant susceptible d'être mis à la bouche, suite à un décret de 2006.

Source: Top santé

Source Image: Freepik