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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

Les enfants élevés au contact de la nature auraient une meilleure immunité que ceux des villes

En Finlande, une garderie a fait jouer des enfants dans la forêt pendant un mois pour étudier l'évolution de leur système immunitaire.

Des professionnels de santé de l'Université d'Helsinki ont fait une expérience avec une garderie finlandaise, dont les enfants étaient tous citadins : ils leur ont fait passer leurs journées dans de petites forêts et espaces verts.

L'objectid de l'étude relayée par le site Science Alert était de voir si le fait d'être en contact régulier avec la nature pendant l'enfance pouvait influencer le système immunitaire.

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Les enfants avaient entre 3 et 5 ans et vivaient en ville. Ils ont été amenés à vivre leurs journées de garderie d'une façon tout à fait différente de d'habitude, pendant un mois, en contact avec des sous-bois, de l'herbe, à cultiver des plantations...#

Les analyses ont ensuite porté sur l'analyse du microbiote et des anticorps. Résultat ? Les enfants gardés à proximité de la nature avaient un système immunitaire robuste, marqué par une grande variété de bactéries, et possédaient davantage de lymphocytes T dans le sang (présents lors que le système immunitaire envoie une réponse adaptative). En comparaison, ceux qui étaient gardés dans des systèmes urbains classiques et avaient évolué dans un univers bétonné, avaient de moins "bons" résultats.

ETRE EXPOSÉ À LA BIODIVERSITÉ JEUNE

Si cette observation n'est pas suffisante pour établir un lien de cause à effet systématique, elle vient tout de même étayer ce que l'on appelle l'hypothèse de la biodiversité. C'est-à-dire l'idée selon laquelle la vie en ville ne permettrait pas à notre organisme d'être exposé à suffisamment de biodiversité pour se fabriquer ses armes.

Les chercheurs parlent alors, pour les urbains, d'un "système immunitaire non éduqué". Cette théorie prône le fait d'exposer les enfants à des espaces verts pour enseigner leur système immunitaire à faire face aux attaques. L'idée va même plus loin : la disparition (ou diminution) progressive des espaces verts au sein des villes pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies auto-immunes.

Source : Daycares in Finland Built Their Own 'Forests', And It Changed Kids' Immune Systems, Science Alert, 21 septembre 2021.

Source: Top santé

Source Image: Freepik