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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

Aurait-on moins de risque de faire un AVC en vivant en altitude ?

Une étude suggère que vivre en altitude modérée permettrait de limiter le risque de déclarer un jour un accident vasculaire cérébral.

L'altitude peut avoir des effets délétères sur la santé, on parle souvent du "mal des montagnes". Maux de têtes, nausées, vomissements, essoufflement, vertiges... apparaissent parfois dès 2 000 mètres d'altitude. D'autres risques, plus graves, peuvent aussi être déclarés comme l'oedème pulmonaire de haute altitude, rappelle la Société Française de Médecine d'Urgence. Cela dit, on sait aussi que l'air en haute altitude est moins riche en oxygène et entraîne le corps à produire davantage de globules rouges pour réoxygéner l'organisme. Une récente étude publiée dans la revue Frontiers in Physiology estime que vivre en hauteur modérée pourrait réduire les risques d'AVC.

Pourquoi, si l'altitude est si risquée, 160 millions de personnes parviendraient à y vivre dans le monde (à plus de 2 500 mètres) ? Les chercheurs se sont intéressés à des populations vivant en Equateur, dont 100 000 personnes avaient déjà eu un AVC. Ils ont regardé à quelle altitude les patients avaient vécu et ont formé quatre groupes. En comparant, ils se sont rendu compte que ceux qui avaient fait un AVC le plus tardivement résidaient à plus de 2500 mètres, laissant penser que l'altitude pouvait avoir un effet bénéfique contre ce trouble.

PLUS DE SANG ET UN MEILLEUR RÉSEAU VASCULAIRE EN ALTITUDE

Une étude réalisée au Pérou, en août dernier, soulignait que les habitants de la plus haute ville du monde, La Rinconada au Pérou, avaient nettement plus de volume sanguin que la moyenne. Pour les gens ne vivant pas en altitude, on estime le volume total de 4 à 5 litres. Eux en avaient 8 litres et leur sang était bien plus épais.

Plusieurs études ont déjà démontré que passé 4000 mètres d'altitude, les oedèmes pulmonaires et cérébraux sont plus fréquents. Et ce que révèle cette observation en Equateur le confirme : il existerait une altitude optimale pour l'organisme, entre 2000 et 3500 mètres, pour laquelle le risque d'AVC serait moindre. Dans cette fourchette, le sang produirait plus de globules rouges pour s'oxygéner et aurait une meilleure coagulation, avec un réseau vasculaire plus étendu. En cas d'accident vasculaire cérébral, le corps serait plus à même d'éviter les séquelles et de se renouveler.

Source: Top santé

Source Image: Freepik