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La santé dépend plus des précautions que des médecins - Jacques Benigne Bossuet

L'air de votre intérieur plus toxique que celui d’une rue à grande circulation ? Il semblerait que oui

A cause des produits ménagers, l’air de votre intérieur pourrait bien être plus sale que l’air extérieur d’une ville polluée. Une nouvelle étude suggère que les produits de nettoyage aux odeurs de parfum frais pourraient créer des particules toxiques dans votre intérieur.

Et si l'air de votre maison ou votre appartement était aussi pollué que celui d'une rue pleine de fumées de pots d’échappement ? C’est le constat dressé par une étude, publiée ce 25 février 2022 dans la revue Science Advances. Si l’impact des composants des produits d’entretien sur la santé et l’environnement est déjà connu et prouvé, cette nouvelle étude révèle minute par minute ce qu'il se passe avec les réactions aéroportées lors d’un nettoyage de notre intérieur typique.

Et le constat est accablant : quelques minutes de ménage avec des produits aux odeurs de parfum frais – notamment pin et agrumes – pourraient générer autant de particules en suspension dans l’air que les véhicules d’une rue animée. "J’ai été absolument étonnée que passer la serpillère produise des aérosols potentiellement nocifs, à des taux similaires à ceux générés par la circulation dans une rue animée", a noté la chercheuse en pollution de l’air intérieur de l’Université de York (Grande-Bretagne), Nicola Carslaw.

Ainsi, l’air dans les maisons, les écoles et les bureaux serait parfois aussi, voire plus pollué que l’air extérieur. L’étude montre que tout type de combustion, telles que les bougies, l’encens ou la fumée de cigarette peuvent participer à la nocivité de l’air intérieur. Les cuisinières à gaz, ainsi que la cuisson des aliments, peuvent également créer des particules malsaines, responsables d’asthme et d’autres problèmes respiratoires.

D’autres sources importantes de pollution ont été repérées au sein des produits de soin personnels et de nettoyage, dont les parfums contiennent des produits qui réagissent avec l’ozone pour former des petites particules en suspension appelées aérosols. Le limonène est une des molécules les plus préoccupantes. Cette substance est notamment présente dans les produits ménagers tels que la cire, qui aide à éliminer l’huile et la graisse.

Ouvrir les fenêtres ne suffit pas : quelles solutions ?

Malheureusement, l’aération par l’ouverture des fenêtres ne serait pas suffisante pour éliminer l’ensemble des particules. Selon l’étude, une personne respirerait 1 à 10 milliards de nanoparticules par minute, soit la circulation de véhicules dans une rue animée d’une ville américaine ou européenne.

La ventilation constituerait également une arme à double tranchant : elle élimine les particules, mais peut toutefois apporter des particules de l’extérieur, plus nocives selon les chercheurs.

Les filtres à air au charbon actif pourraient être une des solutions face à ces particules nocives. Le temps en permet également la dégradation : plusieurs heures après le nettoyage, les particules grossissent et se déposent dans l’air. Une fois sur des surfaces, elles deviennent inoffensives. Finalement, l’utilisation de produits naturels ou faits maison, à base de vinaigre blanc, de bicarbonate de soude ou de savon noir, seraient la meilleure parade à ces produits toxiques.

Source: Top santé

Source Image: Freepik